Voila, on arrive à la finition et l’étape cruciale du vernis qui transforme un bateau en runabout! C’est une étape qui m’inquiétait et malheureusement j’avais raison de m’inquiéter comme on le verra dans le paragraphe suivant. Il y a eu tout d’abord un travail préparatoire, car contrairement aux bordés qui l’avaient été précédemment, le pont n’avait pas reçu d’imprégnation époxy. Une fois cela fait j’ai attendu que la résine soit parfaitement sèche pour m’attaquer au ponçage. J’ai réalisé un ponçage à la main et cela à du me prendre une bonne vingtaine d’heures mais à la fin j’avais une surface parfaitement lisse et douce au touché; un vrais plaisir de caresser son bateau ! Il était près à ce moment là à être vernis sauf que mon atelier était un vrai nid à poussière qui aurait attendu le moindre filet d’air pour venir se poser sur vernis frais. J’ai donc procédé à un grand nettoyage et tendu ensuite des draps tout autour du bateau pour l’isoler au mieux de son environnement.
Je me suis donc attaqué au vernis. Comme la structure du bateau était à priori stable et que le bois ne devait pas pouvoir travailler j’ai retenu un vernis bi-composant pour son tendu, sa dureté et son brillant. Je suis parti sur le principe d’appliquer une série de couche à 24 h d’intervalle pour permettre une bonne cohésion entre chaque couche. J’ai attendu d’avoir un créneau météo de plusieurs jours d’affilés avec des conditions d’humidité et de température appropriées pour me lancer. Très vite sont apparus des problèmes avec la formation de petites bulles 20 ou 30 minutes après l’application du vernis. J’ai essayé de me renseigner mais n’ai pas trouvé d’explication satisfaisante à l’apparition de ce phénomène si ce n’est une pollution quelconque de mon support. Je me suis donc arrêté à 4 couches et ai attendu que le vernis soit parfaitement sec pour réaliser un ponçage très fin pour gommer au mieux les marques laissées par ces bulles et aussi les poussières qui avaient quand même réussi à trouver le chemin de mon bateau. J’ai ensuite passé une cinquième couche de vernis sur une surface propre et à priori isolée du support par les couches précédentes. Malheureusement, même s’il y en avait moins, des bulles sont réapparues et j’avais toujours des problème de poussière; la surface du bateau du bateau n’était pas parfaitement lisse. Un peu désespéré j’ai pris un peu de temps pour essayer de trouver une solution et celle qui m’est apparu la plus satisfaisante a été de faire appel à un carrossier pour reprendre le travail dans une cabine isolée ou (et) de réaliser un poli-lustrage; deux problèmes cependant un coût prohibitif et des délais indéterminé. J’ai donc décidé de me lancer tout seul dans un poli-lustrage après avoir acheté le matériel approprié. Le résultat n’a pas été trop mauvais même si le brillant a mis en évidence un tas de petits défauts liés essentiellement aux marques des agrafes précédemment utilisées pour coller le placage d’acajou t cela malgré les précautions prises. Mais bon le bateau à de la « gueule », il est agréable à l’œil et au toucher et je vais m’en tenir à ça d’autant plus qu’une certaine lassitude m’est venu au cours de cet épisode. J’ai quand même en tête de reprendre ce travail dans 2 ou 3 ans pour essayer d’avoir un rendu parfait. Pour l’instant je repose l’accastillage sans le coller et ainsi en permettre la dépose lors de la reprise envisagée du vernis. Je vais maintenant m’intéresser au moyen de transporter ce bateau et ainsi pourvoir envisager sa mise à l’eau et une première navigation.










